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07
11
2018

Karaté-fit à Thionville

L’école Gruss à Thionville est une institution et ce depuis quarante ans. Pourtant sans dénigrer la tradition, elle sait aussi se mettre à la page en proposant du karaté-fit. Dimanche, on s’est glissé dans le cours de Marine. Et ça déménage.

Vous n’avez jamais fait de karaté ? Vous n’êtes pas très sportif mais vous avez envie de vous lancer dans une activité physique originale ? Ça tombe bien, on a dégoté une discipline en plein essor du côté de Thionville, qui séduit beaucoup de femmes mais aussi quelques hommes. Direction l’école de karaté Gruss, le dimanche matin à 10 h 30.

Pas besoin de kimono, t-shirt et leggings feront parfaitement l’affaire, la séance se déroule pieds nus. Pour vous guider dans la découverte, c’est Marine Cavalière qui s’y colle. La jeune femme de 19 ans pratique depuis ses six ans le karaté et est ceinture noire. Pour la séance baptisée karaté-fit, elle s’est inspirée des mouvements de son art martial de prédilection et y a ajouté du fitness et donc de la musique. « On a proposé quelques cours l’an dernier, confie Claudine, secrétaire de l’école, et depuis septembre on assure un cours hebdomadaire en vue de toucher un autre public. » Allez, on se lance…

Tous les muscles sont sollicités
Comme pour toute séance de sport, il est impératif de s’échauffer et c’est au pas de course autour du tatami que les réjouissances commencent. Puis c’est parti pour des mouvements de bras, des coups de poing répétés quatre fois de chaque côté. Même chose avec les jambes mais vingt fois à droite puis à gauche. On lève le genou, on déplie la jambe et on la repose. Puis il faut mixer bras et jambes. Très vite la température monte, les exercices se compliquent et les onze participants du jour sont KO. Mais Marine ne lâche rien, il faut réaliser des squats, des sauts, avec le sourire. Même au sol, pas de répit. Le gainage sur les coudes puis d’un côté, de l’autre c’est loin d’être une partie de plaisir, mais tout le monde s’accroche. Vous en voulez encore ? Une petite série d’abdos prolonge le quart d’heure de torture. Pour les étirements, au sol, mieux vaut être souple car il faut tenter d’attraper ses pieds voire même de réaliser le grand écart, facial et latéral. Ça fait mal… Au bout d’une heure, vous êtes cuit, les jambes flageolent et les épaules tirent.

« Après la première séance, ma fille n’a pas pu marcher durant quatre jours, annonce la doyenne du cours âgée de 68 ans. Mais rassurez-vous, on s’y fait. » Les autres courageux confirment : « On gagne en souplesse et on peut adapter les exercices en fonction de nos capacités. » Un homme qui vient de débuter le karaté a voulu tester la version fitness. « Je ne suis pas déçu, c’est très complet. On travaille absolument tout. »

La gentillesse et l’énergie de Marine comme l’ambiance régnante sur le tatami vous feront vite oublier les douleurs. Personnellement, pourtant sportive, les courbatures durant deux jours ne m’ont pas épargnée.

Sabrina FROHNHOFER

Source : Républicain Lorrain

auteur : Mickaël Gandecki

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